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Page de vie d'une demoiselle Coccinelle

Maléfices

le 15/09/2008 à 11h14
Maléfices

Voici venir la froide saison
Et avec elle l’indignation
De ces parents pleins de prétention
Qui vivent comme une trahison
De la part de leurs enfants chéris
Les refus, dans leur propre maison,
D’ingurgiter le « bouillon pourri ».

Soupe de courge et croûtons de pain
Bave de crapaud et ragondin
Je vais fabriquer une potion
Afin d’aider ces demi-portions.

Les enfants n’apprécient pas beaucoup
La soupe à la citrouille servie
Lorsqu’il fait aussi froid qu’en Russie,
Que l’air glacial s’infiltre partout
Passe sous les portes, les fenêtres,
Et s’infiltre jusque dans le cou,
Jusque dans les tréfonds de nos êtres.

Soupe de courge et croûtons de pain
Bave de crapaud et ragondin,
Par les trois cornes de Belzébuth,
Plus que quelques petites minutes.

Je vais montrer à tous ces parents
D’où me vient ce drôle de surnom
De magicienne des cornichons,
Et comment je traite les méchants
Qui, parce qu’ils sont un peu plus vieux,
Imaginent qu’ils sont tout-puissants
Et martyrisent tous les morveux.

Soupe de courge et croûtons de pain
Bave de crapaud et ragondin
Œil de triton et œufs d’esturgeons,
Qu’ils soient tous changés en potirons !

Septembre 2008


J'ai écrit ce poème en réponse à un concours sur le thème "Soupe de courge et croûtons de pain".

Creative Commons License
Cette création par Lady Bird est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

Poèmes en vrac

le 11/09/2008 à 16h11

Quelques petits poèmes que j'ai écrit comme ça, juste pour pas perdre la main ou pour essayer de retrouver l'inspiration :

Haikus

Revoici la pluie
Qui, pour la troisième fois,
S'abat aujourd'hui.

Des nuages lourds
S’amoncellent dans les cieux
Au son des tambours.

Pleins de gros bisous
Que je dépose pour toi
Au creux de ta joue.

Fiers, les goélands
Etendent dans le couchant
Leurs ailes d’argent.

Une fine brume
Enveloppe ce matin
D’un joli costume.

Les vagues se brisent
Sur la grève abandonnée
Dans un doux murmure.

Le clair de lune
Illumine un court instant
Une mer de dunes.

Les rayons de l’astre
Filtrent à travers les nuages
Et tombent des nues.

Dehors, tout renaît :
Les prés se couvrent de fleurs,
Les oiseaux reviennent.

Les grands oiseaux blancs
Déploient leurs ailes d’argent
Au soleil couchant.

Des éclats de rire
Montent dans le ciel d’été
Comme des oiseaux.


Tanka :

Ce matin encore,
Devant mes yeux éblouis,
S’étend le décor
Si merveilleux de la vie
Qui chaque jour m’attendrit.


Triolet :

J’ai pris ma plume pour écrire
Un simple petit triolet
Pour vous faire pleurer ou rire,
J’ai pris ma plume pour écrire.

Qu’importe ce qu’on pourra dire
Sur ce poème un peu simplet,
J’ai pris ma plume pour écrire
Un simple petit triolet.



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Madame Oiseau rêve...

le 03/05/2008 à 12h34
Un autre poème d'atanane (alias Aksel) qu'il m'a écrit il y a quelques jours. Merci encore, Aksel.

Madame oiseau rêve


Madame oiseau rêve
De hautes sphères étoilées
De beauté et de lumière
D’infini, pour s’envoler !

Madame oiseau rêve,
D’histoires belles à vivre
D’amours de soupirs perlées
De caresses et de baisers ivres

Elle déploie alors sa belle plume
Sur la page de vastes mystères
Quand les désirs la consument
Elle compose ses plus beaux airs

Et il me plait de l’entendre
Roucouler sa tendre rumeur
Ses mots de braise et de cendre
Emplis de beauté et de langueur

Madame oiseau rêve
De paroles pures comme le cristal
Où les mots, comme des étoiles crèvent
La laideur et l’obscurité sidérales !

Madame oiseau est une pie
Voleuse de paroles qui étincellent
Dans le miroir du silence brillent
Ses poèmes d’une splendeur irréelle !

Elle imagine des filles à l’éclat de rose
Aux robes blanches comme des anges
Des opéras sublimes et des chants moroses
Où expirent des divas aux passions étranges

Et j’aime tant la suivre et la croire !
Me pâmer dans les flots de son inspiration
Quand elle sublime les longues histoires
En ravissantes féeries, dignes d’admiration !

Madame oiseau rêve…



Avril 2008

Cadeau d'une amie retrouvée

le 02/05/2008 à 21h33
Voici le poème que m'avait écrit une amie que j'avais rencontrée sur un forum de poésie. Quand le forum a fermé, je l'ai perdue de vue, mais j'ai retrouvée cet écrit il y a peu de temps... Son pseudo sur le forum était dimoatou.


Lady Bird une luciole
Un éclat d'ombre dans la nuit
Jet de lumière apprivoisé
Tu me ravis par tes écrits
Une fleur plus qu'enchantée
Une herbe blonde qui sourit
Au creux du temps, au creux des mots
Tu es la belle de l'oiseau....




Juillet 2007

Petite rectification : dimoatou s'est transformée en Lutin et est toujours à mes côtés sur un nouveau forum de poésie.

L'enfant arc-en-ciel

le 26/04/2008 à 10h12
L'enfant arc-en-ciel

Elle partait tôt le matin,
Dans la fraîcheur de la nuit,
Alors que l’horizon était encore
Tout teinté d’indigo.

Au fond de ses beaux yeux bleus,
Se reflétait un univers
Aussi vaste que les océans
Et aux cieux toujours clairs.

Elle courait dans les prés d’herbe tendre
Et cueillait quelques feuilles de menthe
Qu’elle serrait si fort et si longtemps
Entre ses doigts qu’ils en devenaient verts.

Elle allait ensuite chercher,
Tout en haut d’un citronnier,
Les fruits jaunes gorgés de lumière
Qui brillaient sous les rayons d’or du soleil.

Lorsqu’elle rentrait, en fin d’après-midi,
Sa crinière de feu toute ébouriffée
Embaumait l’orange et la mandarine
Sous le soleil qui flamboyait.

Ses jolies joues rebondies,
Aussi rouges que les cerises brillantes
Ornant ses oreilles de fillette,
Sentaient la fraise des bois.

Son tablier, immaculé le matin,
Etait constellé de taches violettes,
Ultimes vestiges des myrtilles
Englouties à l’heure du goûter.

Elle rapportait toujours dans ses menottes
De pleins bouquets de fleurs des champs :
Des jonquilles, des bleuets, des primevères,
Des pensées et des coquelicots par dizaines.

Et ce feu d’artifice aux mille couleurs,
Aux mille parfums et aux mille saveurs
Révélait, au cœur de la maison,
Un immense arc-en-ciel résonnant de rires d’enfants.


Mars 2008



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Cadeau d'un ami, atanane

le 19/04/2008 à 12h21
Un poème qu'un ami m'a écrit pour mon anniversaire. J'ai rencontré cette personne sur ce site : http://les-poemes-du-net.forumactif.com/index.htm


J'ai fait un délicieux gâteau
Pour ton anniversaire
Fourré de jolis mots
Et de mes voeux les plus chers
*
J’y ai mis toute mon âme
Mes sentiments les plus beaux
De la tendresse, et pour le charme
Cette chanson en guise de cadeau
*
Avec une bonne pâte du bonheur
De mon coeur artichaut
Dégoulinant de crème de douceur
Et de mes mots sucrés- chauds
*
Pour un merveilleux anniversaire
J’aurais désiré t'offrir un bateau
Un bijou de grande valeur
Un parfum ou un beau tableau
*
Alors j'ai demandé aux fées
Une formule magique du bonheur
Un poème enchanteur en fait
Afin de charmer ton coeur
*
J’ai aussi demandé aux étoiles
Leur éclat et leur splendeur
Pour en faire un festival
De lumière en ton honneur
*
J’ai demandé aux fleurs des champs
Leurs nuances et leurs senteurs
Pour composer un bouquet charmant
De mes sentiments les meilleurs
*
Mais je n'ai rien trouvé de plus précieux
Que l'amitié débordant de mon coeur
Aussi simple que ce gâteau savoureux
Que je t'offrirai en toutes heures...

Joyeux anniversaire, Lady !



Avril 2008

Pensées en vrac

le 15/03/2008 à 14h27

Les nombres défilent… 193…187…180…171…168 ! Mon pouce s’est imposé sur cette page, mécaniquement. « 37. Emission de télévision »… Le héros continue sa vie, interrompue par mon dîner, comme si de rien n’était. Effrayant de se dire qu’il n’existe à ce moment précis, dans cette situation précise que parce que moi, adolescente banale que rien ne différencie des autres, je suis en train de lire ces lignes relatant ses péripéties. Il existe, en cet instant, grâce à moi… Et à la seconde où je refermerai ce livre, sa vie va s’arrêter, comme si quelqu’un avait appuyé sur pause…pour reprendre naturellement la prochaine fois que je rouvrirai ce livre… « Un gros bonhomme qui transpire bruyamment » ? Qu’est-ce que c’est que cette phrase ? Une farce de l’auteur ? Un délire passager ? Non. Juste mes yeux et mon cerveau qui me jouent des tours. C’est vrai que dans mon esprit, un « gros bonhomme » transpire forcément. Je ne pense pas à sa respiration en premier… Transpirer, respirer… Deux mots assez semblables, en vérité… A tel point que mon cerveau les a confondus…

La mousse blanche de mon lait-miel virevolte au rythme du tourbillon de ma cuillère… Le liquide chaud coule dans ma gorge. Je peux même suivre le chemin qu’il emprunte… D’abord la bouche… Puis la luette… L’œsophage… La boisson sucrée passe ensuite entre mes poumons… Ici, la trace se perd… J’ai été semée… Une autre gorgée emprunte le même chemin, se déversant lentement dans mon organisme… Un peu de mousse est collée aux parois de la tasse… On dirait des nuages… Les continents d’une planète inconnue… Dans ma bouche, je sens encore le goût sucré du miel, persistant même après plusieurs minutes… Je vide a tasse d’un trait. Tout le miel s’est accumulé au fond, malgré mes efforts pour le dissoudre dans le lait. Ma bouche se tord en une grimace-réflexe, mes sourcils se froncent… C’est tellement sucré que s’en est écoeurant… Quand le breuvage passe au niveau de mes amygdales, je ressens une sensation de picotement désagréable et une irrépressible envie de me racler la gorge… Mais enfin, c’est terminé. Je repose la tasse vide sur ma table de nit. La cuillère tinte contre la porcelaine… Porcelaine… Comme une porcelaine dans un magasin d’éléphants… Je reprends mon bouquin… 123…175…167…170 ! …

« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison »… Une phrase profonde et lourde de sens… Ce n’est pas parce que tout le monde dit que ça s’est passé comme ça que c’est la vérité… A noter dans un coin de ma tête et à ressortir un jour…

« Conan Doyle »… S’impose à mon esprit l’image d’un homme en imperméable à carreaux, chapeau assorti et pipe à la bouche… Un auteur victime de son succès, au point de haïr son personnage et d’en être totalement prisonnier… Triste vie… A nouveau je mets la vie du héros en pause…jusqu’à demain au moins…

Les paroles d’une chanson me trottent dans la tête… :


Reste une mélancolie
Cachée sous mon manteau de pluie

Jacques a dit cours, Jacques a dit vole
Mais pas le jour où je décolle

Jacques a dit chante, moi je déchante peu à peu

Jacques a dit certes, des tas de choses

Jacques a dit, certes, je lui pardonne :
Jaques est un rêve pas un homme.

A l’inverse d’une berceuse, cette ritournelle me tient éveillée… Et dire que je me lève dans quelques heures seulement…


Janvier 2008



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Abandon (villanelle impaire)

le 15/03/2008 à 14h24
Abandon

Ma muse s’en est allée,
En laissant dans mon esprit
Des rimes inachevées.

Voilà trois mois d’affilée
Que je n’ai plus rien écrit :
Ma muse s’en allée.

Me voici donc condamnée
A retourner sans répit
Des rimes inachevées.

J’ai été abandonnée,
Probablement une nuit ;
Ma muse s’en est allée.

Depuis lors je suis hantée
Par les milliers de débris
Des rimes inachevées.

Je l’ai longtemps suppliée,
Mais insensible à mes cris,
Ma muse s’en est allée.

J’ai regardé mes pensées
Se perdre dans l’infini
Des rimes inachevées.

Après toutes ces années
Où elle m’a tant appris,
Ma muse s’en est allée.

Et ma tête est encombrée
Par tout ce charivari
Des rimes inachevées.

Sous ma vieille plume usée,
Des mots anéantis :
Ma muse s’en est allée.

Je suis à présent lassée
D’observer d’un air contrit
Des rimes inachevées.

Je me suis trop lamentée,
Geignant du fond de mon lit :
« Ma muse s’en est allée »,

Orpheline tourmentée
Par le laborieux circuit
Des rimes inachevées.

Dorénavant résignée
A écrire même si
Ma muse s’en est allée,

Je vais puiser mes idées
Au cœur des nombreux replis
Des rimes inachevées :
Ma muse s’en est allée…


Janvier 2008


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Quelques koans

le 28/01/2008 à 13h07
Les koans sont des proverbes visant à déclencher un déclic mental ou spirituel notamment dans la philosophie zen. Ils ont pour but de provoquer un soubresaut de l'esprit de celui qui les lit afin de le pousser à concevoir l'inconcevable, à imaginer l'inimaginable.

En voici quelques exemples (mes préférés) :

- Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, que fait-on ?

- L'univers, sans la présence d'une conscience, existerait-il ?

- Qu'y a-t-il au-delà de l'espace infini ?

- Je suis un personnage du rêve qu'un ami est en train de faire, et il va bientôt se réveiller. Que puis-je faire pour ne pas disparaître ?

- L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ?

- Quelle a été ma toute première pensée ?

- Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.

- Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté.

- Il est impossible qu'une chose soit impossible.

- Ecoutez le silence…

- Ne prenez jamais la vie au sérieux. Personne n'en sort vivant de toute façon.

- L'Homme n'est que poussière, c'est dire l'importance du plumeau.

- Heureux les fêlés car ils laissent passer la Lumière...

- Le temps n'existe pas !
La preuve : je suis en train d'écrire
la phrase que vous êtes en train lire...

- Quel est l'âge d'un photon, de son point de vue, sachant qu'à sa vitesse, le temps n'est plus et l'espace n'a pas de dimension...?

- Y a-t-il une exception à la règle qui dit qu'il y a toujours une exception à la règle ?

- À partir de quel moment commence l'éternité ?

- Quand la neige fond, où va le blanc ?

- Ne pensez à rien...

- Un objet rouge est tout sauf rouge puisqu'il renvoie justement les ondes lumineuses de cette fréquence !

- La Réalité n'est que Vide...
Les atomes ne représentent
qu'un millionième de milliardième
du volume de n'importe quel solide !


Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas !

La jeune fille aux fleurs

le 28/08/2007 à 21h22
La jeune fille aux fleurs

Elle allait sur tous les champs de bataille
Simplement vêtue de la robe blanche
Gracieusement resserrée à la taille
Qu’elle mettait pour ses plus beaux dimanches.

Elle déposait sur chacun des corps
Qu’elle rencontrait durant son voyage
Au cœur d’aussi sinistres paysages,
Une simple rose blanche au cœur d’or.

Toutes ces fleurs immaculées
Figuraient autant de médailles
Pour les combattants oubliés
Malgré leur courage sans faille.

Un jour, un soldat resté pour piller
Les défunts une fois le soir venu
Sans risquer d’être gêné, aperçut
Ce beau petit ange blanc approcher.

Il lui ordonna de quitter les lieux.
Comme elle refusait obstinément,
Il leva son pistolet et fit feu :
Plusieurs balles atteignirent l’enfant.

Elle s’effondra sans le moindre cri,
Au milieu de ses fleurs tachées de sang ;
Un pétale de soie vint doucement
Se poser sur ses lèvres si jolies.


Août 2007


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